Showing posts with label Semaine No 8 (Columbia SC). Show all posts
Showing posts with label Semaine No 8 (Columbia SC). Show all posts

Semaine 8 - Sommaire - Columbia (SC)

La campagne des primaires a pris son envol avec trompettes et fanfares. Le pays semble entraîné dans une course effrénée et les premiers résultats suscitent grandement l’intérêt de la population.

En ce qui concerne notre démarche nous allons continuer à nous concentrer sur le processus électoral et examiner, en détails, comment se sont déroulés les caucus de l’Iowa tout en espérant que vous serez tout aussi fascinés que nous par ce type de démarche électorale.

La Caroline du Sud nous a réservé de très belles surprises telles que la ville de Charleston, l’académie militaire (The Citadel) et son immense bagage historique.

L’histoire du premier sous-marin (Hunley) utilisé dans un conflit militaire a piqué notre curiosité au plus haut point.

En terminant, disons que la capitale et son capitole ont également été de belles surprises.

Bonne semaine à tous et à la prochaine.

Semaine 8 - Le capitole

Le Capitole de Columbia est le troisième dans l’histoire de l’état. Le premier fut construit en 1750 à Charleston alors la capitale et il fut détruit par un incendie. Le deuxième remonte à la fin des années 1780 dans la nouvelle ville de Columbia, suite aux diverses pressions pour que le siège du gouvernement soit localisé au centre de l’état. Ce bâtiment modeste est vite devenu inadéquat pour les besoins d’un état en pleine expansion. En 1855, on commença la construction d’un bâtiment plus vaste et à l’épreuve du feu afin d’y conserver les précieux dossiers de l’état. À l’aube de la guerre de Sécession, les fondations et l’extérieur presque terminé, la construction fut mise en veilleuse. Puis les troupes de Sherman occupèrent Columbia en 1865, le tiers de la ville fut mis à feu, incluant l’ancien capitole et certaines pièces non terminées du nouveau. Des coups de canon furent tirés sur les murs extérieurs, les dommages sont marqués aujourd’hui par six étoiles de bronze. Les équipements, les matériaux de construction et les plans des architectes furent également détruits par les troupes de Sherman.

Les finances étaient dans un état lamentable, les priorités nombreuses et la restauration fut lente et pénible. C’est l’Université de la Caroline du Sud qui servit de siège au gouvernement pendant les années de reconstruction. Bien que la majeure partie des travaux et la décoration intérieure furent complétés au début des années 1890, le dôme, les portiques et les marches extérieures furent ajoutés selon les plans originaux mais seulement quinze ans plus tard. La construction se sera échelonnée sur une période de 52 ans et c’est en 1907 qu’on déclara qu’il était enfin terminé. Il fut rénové de 1995 à 1998, d’importantes transformations ont été apportées aux fondations pour le rendre également à l’épreuve des tremblements de terre. Cinq architectes en chef se sont succédés au cours des 150 dernières années pour donner aux Sud-caroliniens un Capitole digne de leurs aspirations.

Comme plusieurs autres capitoles d’avant la guerre de Sécession, celui-ci est en forme de croix permettant à chacune des Chambres de siéger dans leur propre aile. Bien que l’extérieur soit de style néoclassique, la décoration intérieure des chambres et de l’antichambre, terminée dans les années 1890 dans des teintes de rose foncé, turquoise, bleu et jaune paille, témoigne de l’époque victorienne. Les impressionnantes arches voûtées du plafond du rez-de-chaussée sont en briques artisanales et originales. Les fondations, les murs et les colonnes sont en granit bleu, pierre officielle de l’état, les planchers sont en marbre blanc de la Géorgie et rose du Tennessee. Deux immenses escaliers en spirale avec des rampes et des piliers de fer forgé conduisent aux Chambres, où l’on retrouve dans les tableaux, les sculptures sur bois et les mosaïques de verre (dont une est composée de plus de 37 000 pièces), tous les symboles de l’état -- fleur, arbre, animal, poisson, fruit, pierre, papillon, etc. Le dôme est en deux parties, la partie intérieure joliment colorée est emboîtée dans la partie extérieure recouverte de cuivre oxydé qui s’élève élégamment et d’où flottent les drapeaux du pays et de l’état. Le drapeau des confédérés, quant à lui, a trouvé sa place derrière le monument à la mémoire des soldats confédérés morts au combat.

Et l’histoire continue dans le parc qui entoure le Capitole avec de nombreuses variétés d’arbres majestueux dont le Palmetto, symbole de la guerre de l’Indépendance et arbre officiel de l’état. Le parc contient également de nombreux monuments, dont le plus ancien a été érigé en 1852 pour commémorer les morts de la Guerre américano-mexicaine de 1846-48. Le plus impressionnant à nos yeux est celui consacré à l’histoire des Afro-américains, le premier érigé sur le site d’un capitole américain. Douze tableaux puissants illustrent l’histoire, le rôle des esclaves dans le devenir du pays, la longue marche vers la liberté et les droits civiques ainsi que l’émergence des Afro-américains dans l’Amérique d’aujourd’hui.
Cette visite fut une belle surprise en cette première journée à Columbia. Notre guide, coach de football à la retraite et originaire de Charleston, nous a charmé avec ses anecdotes croustillantes sur la politique locale et sa connaissance du Gullah qu’il a appris avec sa nanie quand il était enfant

Semaine 8 - Activités touristiques

CHARLESTON


Nous n’étions venus qu’une seule fois en Caroline du Sud et avions visité Beaufort et Hilton Head, il s'agit donc de notre premier séjour à Charleston. Savannah, en Géorgie, était la première ville à notre palmarès des plus belles villes, de taille moyenne, aux États-unis. Après avoir séjourné une semaine à Charleston, ces deux villes, que nous considérons différentes à bien des égards, sont maintenant à égalité. Ces deux grandes dames du sud sont des bijoux d’architecture, elles possèdent chacune leur quartier historique, des lieux légendaires et de merveilleux édifices. On y trouve de nombreux lieux de culte et musées, de magnifiques jardins, des portails et des clôtures en fer forgé qui sont de véritables œuvres d’art, des boutiques de toutes sortes et une vie culturelle riche, métissée et très active.

Charleston quant à elle, a toujours surmonté incendies, ouragans et tremblements de terre. Celui de 1886 ravagea la région jusqu’à plus de 40 km de la ville. En 1989, l’ouragan Hugo endommagea 75 % des demeures du quartier historique. Chaque fois, Charleston renaît de ces cendres… on reconstruit et rénove plus déterminé que jamais à sauvegarder son charme d’antan et son riche héritage.

Nous avons passé des heures à marcher dans les rues des vieux quartiers pour y découvrir les influences architecturales et les centaines de demeures dont les terrasses (piazzas) font face à la cour et non à la rue et à s’approcher des portails pour apercevoir les jardins à travers les grillages. Ce style bien particulier d’habitation qui occupe la largeur d’une pièce côté rue et qui s’étend en longueur sur deux pièces, aurait été inspiré des villas antillaises pour que les piazzas, qui servaient également de dortoir par temps chaud, puissent être bien ventilées.

Nous avons également visité quelques-unes des plus belles plantations de l’état avec des jardins à la française pour certaines et des jardins dans des marais de cyprès pour d’autres. À ce qu'on dit, c’est au printemps que les jardins sont les plus beaux avec la floraison des azalées et des rhododendrons. Pourtant, nous en avions plein la vue avec les centaines de camélias en fleurs et les tapis de pétales au sol comme vous pouvez le constater dans notre album de photos.

Notre visite guidée des sites et quartiers afro-américains nous a beaucoup appris sur l’importance de leur contribution et leur influence dans l’art et l’artisanat locaux -- paniers d’herbes tressées, fer forgé de Philip Simmons, artisan reconnu mondialement. Voici pour votre plaisir quelques expressions en Gullah -- A little bit ob dis and a little bit ob dat (un peu de ceci et un peu de cela; weh you duh gwoin? (où allez-vous?); Wah side ‘e is? Où est-il? Amusant n’est-ce-pas? Mais incompréhensible surtout dit avec leur accent et débit.

COLUMBIA

Nul besoin de vous dire que le contraste entre Charleston et Columbia fut frappant et que c’est beaucoup les gens que nous y avons rencontrés qui nous ont fait apprécié la ville. Les voies ferrées sont nombreuses et les trains se font entendre à une fréquence effrénée. Le campus de l’Université de la Caroline avec ses imposantes installations sportives et ces nombreux bâtiments apporte un vent de fraîcheur au centre ville. Quant à nous, c’est au Musée d’histoire que nous avons beaucoup appris sur l'état et le rôle important qu’ont joué, à différentes époques, les cultures du riz, du coton et du tabac. Nous y avons aussi découvert une maquette du sous-marin Henley qui remonte à la guerre de Sécession dont nous résumons ci-dessous l’histoire.

En 1862, des équipes de recherche de la Louisiane tentaient de mettre au point un sous-marin pour lutter contre la marine de l'Union plus imposante que celle des états Confédérés. Un premier sous-marin (le Pioneer) avait été mis à l'essai mais l'avance des troupes de l'Union forçat sa mise au rancart. Les inventeurs déménagèrent en Alabama où ils mirent au point un deuxième sous-marin (American Diver). Les premiers essais eurent lieu dans la baie de Mobile (AL) en janvier 1863 et il fut jugé trop lent. Malgré tout, on tenta de l'utiliser mais sans succès et il sombra dans la baie lors d'une tempête et ne fut jamais récupéré.

La construction du Hunley commença peu après et les premiers essais eurent lieu en juillet 1863. Il s'agissait d’un cylindre de 12 mètres (40 pieds) de long avec une coque d’un peu plus d’un mètre (environ quatre pieds). Le Hunley transportait huit marins, sept pour tourner l'arbre de propulsion et un pour le diriger. La première démonstration a permis de couler, dans la baie de Mobile (AL), un bateau à fond plat qui transportait du charbon. Le sous-marin fut ensuite transporté à Charleston par chemin de fer. Les troupes Confédérés l’utilisèrent en février 1864 pour couler un bateau de 1 800 tonnes. Malheureusement, le sous-marin ne revint jamais à sa base entraînant dans la mort ses huit membres d'équipage.

Après être resté englouti 131 ans, une grue le remonta à la surface le 8 août 2000. Depuis un groupe de scientifiques tente d’éclaircir les mystères du Hunley et de son courageux équipage.

Semaine 8 - Album photos

Semaine 8 - 400e anniversaire de la ville de Québec

Impossible de passer sous silence le lancement récent des festivités du 400e anniversaire de la ville de Québec. Au cours de nos déplacements aux États-Unis depuis 2006, nous avons été à maintes reprises, exposés à l’importante contribution des colonisateurs et trappeurs Canadiens-français dans l’exploration et le développement de l’Amérique du nord. Ces aventuriers étaient étroitement liés à la ville de Québec, le berceau de la francophonie en Amérique du Nord.

Lorsque nous avons visité Jamestown qui célébrait en 2007 son 400e (1607), on a pu constater que les Américains donnent beaucoup d’importance aux événements (positifs ou négatifs) qui ont marqué leur histoire. En 2009 ce sera en fonction du pourcentage de participants leur ayant été fidèles.au tour de Santa Fe (Nouveau-Mexique) de fêter ses 400 ans. Nous sommes convaincus que nos célébrations feront l’envie de nos voisins.

Nous rencontrons régulièrement des gens qui s’intéressent à la culture française en Amérique ou qui sont d’origine québécoise. C’est toujours avec beaucoup de fierté que nous leur rappelons que ça fait 400 ans que la francophonie existe en Amérique et que c’est à Québec que ça se fête en 2008.

À tous ceux qui aimeraient en savoir davantage sur les fêtes du 400e, nous vous invitons à visiter le site suivant :
Bonne fête Québec.

Semaine 8 - L'état de la Caroline du Sud

D’hier à aujourd’hui …

Avant l’arrivée des Européens, le territoire était habité par de nombreuses tribus indiennes dont celle des Cherokees. Dès 1514, les Espagnols exploraient déjà les côtes et l’empire des Amérindiens était puissant quand arriva DeSoto en 1540. Il venait au nom du roi d’Espagne d’une part, à la recherche d’Indiens pour en faire des esclaves et d’autre part, pour empêcher les Français de s’y établir. DeSoto décrivait le territoire comme un Jardin d’Eden avec une nature luxuriante, des animaux et des oiseaux rares par milliers et des habitants vêtus de peaux d’animaux et garnis de perles et de plumes. Puis arrivèrent les Français, ces derniers n’étaient pas des colonisateurs mais des aventuriers, ils ont survécu grâce aux Indiens et ont tous repris la mer peu de temps après leur arrivée. En 1566, les Espagnols déjà installés à St. Augustine fondèrent la colonie de Santa Elena qui devenait la capitale de leur nouveau territoire de la Province La Florida.

Puis en 1586, ce fut au tour de Francis Drake et ses hommes de venir réclamer ce territoire au nom du roi Charles II et il lui donna le nom de Carolina, traduction latine de Charles. Ils venaient à la conquête du nouveau monde, déterminés à s’approprier les nouveaux territoires et conscients de ses richesses, notamment les fourrures, les herbes, les épices, le goudron et surtout l’or.
En 1670, les premiers colons fondèrent Charles Towne devenue par la suite Charleston et consacrèrent quelques décennies à bien s’implanter. Vers les années 1690, avec l’arrivée des colons en provenance de la Barbade, déjà une colonie anglaise, les plantations de riz firent leur apparition. Les terres le long du littoral (Lowcountry), étaient propices à cette culture déjà bien implantée à la Barbade. On importa donc, non seulement les techniques de plantation mais aussi la main-d’œuvre nécessaire à ce dur labeur. Des esclaves arrivèrent par milliers de la Jamaïque, de la Barbade et d’Afrique. Une toute nouvelle façon de vivre, une nouvelle culture émergea dans le Lowcountry -- croyances, musique, danses, cuisine africaine au parfum des Antilles et surtout une nouvelle langue, le Gullah firent leur apparition. Ce n’est qu’en 1969 que le Gullah fut reconnu comme langue et non comme un dialecte africain. Cette langue a survécu dans les Îles le long du littoral et dans certains quartiers de Charleston où elle est parlée aujourd’hui avec beaucoup de fierté et de curiosité. La Caroline du Sud ressemblait alors davantage aux Antilles qu’aux autres colonies du continent.

Il aura donc fallu 40 ans à la Colonie pour s’établir, les Indiens leur auront permis de survivre et les esclaves de transformer des marais impénétrables en extraordinaires rizières qui contribuèrent à enrichir l’état et le pays. En 1710, le territoire étant devenu trop vaste et ingouvernable, on le sépara officiellement en deux états distincts -- la Caroline du Nord et la Caroline du Sud.

Et voilà que dans les années 1730, la Caroline du Sud fut elle aussi divisée en deux parties -- le Lowcountry, une communauté d’aristocrates bien nantis et leurs esclaves et l’arrière pays (backcountry), un poste frontière de fermiers pauvres et sans instruction, venus du nord par la piste Pennsylvania Wagon. Ce clivage joua un rôle important dans la guerre de l’Indépendance avec deux sociétés bien distinctes -- les riches aristocrates d’un côté, les démunis et les esclaves de l’autre. En 1744, ce fut les plantations d’indigo (teinture bleue que les Anglais prisaient particulièrement) qui injectèrent un nouveau souffle à l’économie. Bien que d’une excellente qualité, cette culture fut interrompue avec l’avènement de la guerre de l’Indépendance.

L’Angleterre pour financer ses guerres en Europe, imposaient de plus en plus de taxes à ses colonies et aux propriétaires de plantation. C’est alors que les patriotes se soulevèrent contre les loyalistes et refusèrent de payer les impôts. Plus de deux cents batailles eurent lieu en Caroline, celle de Cowpens en 1781 fut un point tournant dans cette guerre. La Caroline du sud fut le 8e état à ratifier la Constitution le 23 mai 1788.

La reconstruction s’échelonna sur plusieurs années, aux plantations de riz s’ajoutèrent les plantations de coton. On construisit des chemins de fer pour transporter le coton jusqu’au port de Charleston On importa de plus en plus d’esclaves et les planteurs devenaient de plus en plus riches. Dans les années 1850 le nombre d’esclaves dépassait celui des blancs. Le port de Charleston aurait été le port d’entrée pour plus de 40 pourcent des esclaves au pays. Charleston prospérait, on y bâtissait d’élégantes demeures de plus en plus grandes, des églises de toutes les confessions, des parcs, des hôtels et j’en passe. Charleston c’était la splendeur du Sud et le coton le nouveau roi, surtout celui des Îles du littoral qui se négociait à gros prix sur les marchés européens. La question de l’esclavage divisait de plus en plus le pays au nord comme au sud de la Mason-Dixon line (ligne de partage entre les états non esclavagistes du nord et les états esclavagistes du sud).

C’est à Fort Sumter que le 12 avril 1861, fut tiré le premier coup de canon, qui déclencha la guerre de Sécession et déchira le pays jusqu’en 1865. Après la capitulation des Confédérés, la Caroline du Sud était dévastée, les pertes humaines étaient énormes, les principales villes et les plantations avaient été incendiées, les riches planteurs étaient ruinés, l'esclavage était aboli et les plantations qui nécessitaient une main-d’œuvre solide et expérimentée n’étaient plus rentables.

Encore une fois, il fallait reconstruire. On se rendit compte assez vite, que malgré certaines tentatives comme le partage des terres arabes en petites fermes, l’état continuait de s’appauvrir. À l’instar des états du nord c’est donc vers le textile qu’on se tourna. Il suffisait de transformer le coton pour redonner un nouvel essor à l’économie de l’état. Au début du 20e siècle on comptait 115 manufactures et l’économie allait bon train. De nouveaux chemins de fer furent construits, de magnifiques demeures victoriennes poussaient comme des champignons, c’était à nouveau la splendeur du sud. Puis au tournant des années 1920 ce fut à nouveau la catastrophe. En l’espace de deux ans, le ver de la capsule du cotonnier aura complètement détruit les récoltes et mis fin à l’industrie du textile. Pendant les années qui suivirent c’est vers d’autres cultures et vers l’industrie de la transformation du bois qu’on puisa les ressources financières nécessaires. Le port et la ville de Charleston connurent des années de déclin et c’est l’exploitation des gisements de potasse qui a redonné un nouveau souffle à l’économie.
Puis dans les années 1950, un nouveau sud a émergé, la Caroline du Sud s’est transformée très rapidement. Les Afro-américains possédaient des petits commerces, certains exerçaient des métiers, d’autres réclamaient l’accès à l’éducation supérieure. La déségrégation fut lente et pénible, le meurtre de trois noirs à Orangeburg en 1968 fut un point déterminant et faisait appel à des transformations radicales de la société. Le mouvement des droits civiques des années 1960 mit officiellement fin à la ségrégation raciale et c’est en 1965 que les Afro-américains ont acquis le droit de vote. L’état venait de vivre une étape cruciale de son histoire.

La Caroline d’aujourd’hui compte de nombreuses multinationales, des autoroutes modernes, des universités renommées où se côtoient les blancs et les Afro-américains, des centres de recherches, des festivals d’art, une nature superbe et une industrie touristique florissante.
Les tristes histoires de la déportation des Cherokees en territoire indien (aujourd’hui l’Oklahoma), de l’esclavage qui a si grandement contribué à la richesse du pays, des guerres dévastatrices, des catastrophes naturelles sont à jamais gravées dans le grand livre d’histoire de la Caroline du Sud.

Les Sud-caroliniens sont très attachés à leur contrée, ils aiment particulièrement les rencontres familiales, les réunions dominicales et les bonnes manières. Ils sont de bons vivants qui adorent la cuisine au parfum des Antilles, la musique aux accents africains et la joie de vivre des Créoles. Des efforts importants sont faits pour rendre justice à tous les peuples fondateurs de cet état à la culture unique et singulière.

Semaine 8 - La situation politique

L’état a un lieutenant gouverneur et son gouverneur est républicain (R). Les deux sénateurs sont également républicains (R). L’état est représenté par six représentants au Congrès dont quatre républicains (R) et deux démocrates (D).
Sur le plan de la législature de l’état, le sénat est constitué de 46 sénateurs dont 19 sont démocrates (D) et 27 sont républicains (R). Pour sa part, la Chambre des représentants est composée de 124 membres dont 72 républicains (R), 51 démocrates (D) et un poste est vacant.

Semaine 8 - La campagne nationale - Les caucus de l’IOWA – le mode de scrutin.

Les caucus de l’Iowa sont maintenant choses du passé. On nous y a préparés pendant des semaines et ce n’est qu’à la toute fin qu’on nous a expliqué les modalités du scrutin. Les médias y attachent tellement d’importance qu’on peut se demander pourquoi. Peut-être comprendrons-nous mieux au fur et à mesure que les autres primaires et caucus auront lieu?
Ce qu’on a pu remarquer en Caroline du Sud, c’est que la couverture de l’événement n’a pas été aussi intense que sur les grandes chaînes nationales, en particulier CNN. On se serait crû au soir de l’élection de novembre 2008 tellement la couverture était importante avec studios dédiés, journalistes sur place et aux différents lieux des caucus (écoles, gymnases, réunions de cuisines etc.), la technologie d’avant-garde et avec pas moins de 2 500 journalistes accrédités venus de partout au monde.
Au-delà des résultats, on nous a expliqué les mécanismes de vote des deux partis avec une clarté inégalée jusqu’ici dans les différents médias que nous avons consultés. Bref, il semble que les Démocrates se compliquent davantage la vie que les Républicains dans cet état.
Les caucus démocrates, plus de 1 700 réunions des membres du parti, de quelques-uns à des centaines de participants, tenues de 19 h à 21 h dans des écoles, maisons privées ou autres lieux publics. À l’arrivée des participants déjà enregistrés ou désirant le faire sur place, les gens présents sont regroupés selon leur allégeance aux candidats en liste. Ainsi, le groupe du candidat 1 se réunit à un endroit spécifique désigné et ainsi de suite pour les autres candidats. À l’heure prévue, l’administrateur du scrutin vérifie la règle du 15 % de passage. Il élimine ainsi tous les groupes qui n’atteignent pas 15 % du nombre total des participants présents dans le caucus. Alors s’engagerait semble-t-il un certain « marchandage » à l’endroit des participants ainsi libérés. Après un certain temps, on arrête le processus et le groupe de participants le plus imposant remporte la victoire au profit du candidat de son choix. Les résultats sont communiqués à la centrale des élections où sont cumulés les résultats de tous les caucus. C’est ainsi, qu’en fonction du pourcentage de participants leur ayant été fidèles, que des délégués à la convention nationale sont accordés aux différents candidats. Ce mécanisme fait aussi l’objet d’une procédure particulière.
Voici quelques données pour illustrer la situation de ce parti. Il y avait 2 055 000 électeurs inscrits sur les listes électorales, 31 % de démocrates, 30 % de républicains et 39 % d’indépendants. Plus de 220 000 électeurs ont participé aux caucus, soient 100 000 de plus qu’à la dernière élection. Ce résultat tend à démontrer une revitalisation de l’intérêt des électeurs pour leur brochette de candidats, sans doute aussi parce que ces électeurs croient à la possibilité d’une victoire à l’automne. On dit de cette formule qu’elle n’encourage pas la participation parce que d’une part, on ne peut voter par anticipation et que d’autre part, il est difficile pour la majorité des électeurs de se libérer entre 19 et 21 h. Les citoyens de l’Iowa tiendraient à cette façon de faire parce que ça leur permet de conserver le privilège de voter les premiers. Le New Hampshire, quant à lui, disposerait du privilège de tenir les premières primaires. On peut donc penser que ce sont ceux qui sont les plus intéressés et les plus actifs en politique qui participeraient à ce type d’élection.


Pour ce qui est du parti Républicain, les caucus font appel au vote secret pour déterminer les gagnants. Ainsi les résultats sont comptés dans chaque caucus et transmis à la centrale des élections pour établir les résultats à l’échelle de l’état. Plus de 120 000 électeurs ont participé aux caucus soient 30 000 de plus qu’à la dernière élection. Ces caucus n’engagent pas les délégués à voter pour le vainqueur (non-binding caucuses). On note aussi chez les républicains une augmentation substantielle de la participation.
Les modes de scrutin chez les Américains nous réservent sûrement d’autres surprises puisqu’ils semblent varier d’un état à l’autre.
À compter de la semaine prochaine, nous tenterons de mieux comprendre les enjeux qui ont généralement une incidence sur l’élection finale comme le contrôle des armes à feu, l’avortement, l’Irak, l’immigration, la sécurité sociale, les soins de santé, le mariage de même sexe, les impôts, l’économie, l’environnement et la recherche sur les cellules souches.

Semaine 8 - Nouvelles

Les sujets traités dans les journaux locaux depuis notre dernière publication sont nombreux. Nous en énumérerons plusieurs mais limiterons nos commentaires pour ne pas rallonger indûment cette rubrique. Voilà ce qui devrait vous donner une bonne idée des centres d’intérêt de ce coin de pays en ce début d’année :
· (White) House Hunting – La course à la Maison Blanche - portrait de Barack Obama et Hilary Clinton
· Cheap. Abundant. Clean? – La Caroline du Sud devient un champ de bataille dans le débat sur le futur du charbon aux États-Unis… Elle n’a pas charbon et a besoin de plus d’énergie.
· Town favors allowing seniors to pay some taxes by working. Une ville encourage le travail des personnes âgées pour les aider à acquitter leurs taxes municipales. Certaines municipalités ont adopté cette stratégie.
· Impeachment hearings sought – Une procédure de destitution est demandée à l’endroit du vice-président Cheney pour avoir manipuler les informations à sa disposition afin de justifier l’intervention américaine en Iraq.
· Fear of election-year recession growing – La crainte d’une récession s’accroît en cette année électorale.
· Lift-off for New Orleans – NASA contracts to boost area’s recovery. Des contrats de la NASA contribuent à la renaissance de la Nouvelle-Orléans. Une bonne nouvelle.
· La crise du crédit hypothécaire est très présente dans les nouvelles. Les prix des maisons sont toujours à la baisse.
· Pakistani opposition leader Bhutto slain at campaign rally – La mort de Mme Bhutto donne lieu à de nombreux articles et à une grande palette d’interprétations.
· Voter rolls rise as primaries near – pas moins de 27 000 nouveaux électeurs se sont inscrits au cours des quatre dernières semaines. Une tendance qui pourrait bien marquer tout le processus électoral 2008.
· Courts rules illegal workers eligible for workers’ compensation – La Caroline du Sud confirme que les travailleurs illégaux blessés dans l’exercice de leur travail sont admissibles aux prestations de la commission des accidents du travail.
· Asbestos slows demolition of Sofa Super Store – L’amiante retarde la démolition d’un édifice commercial. La phobie de l’amiante est toujours très actuelle.
· The Drought – Une sécheresse qui sévit depuis huit ans met en péril l’écosystème de la Caroline du Sud.
· Les résultats des caucus de l’Iowa. On s’en donne à cœur joie sur les interprétations à donner à cet événement.
· S.C. may be pivotal now. – la Caroline du Sud pourrait devenir critique dans la course à l’investiture démocrate. Le tissu social et les succès de Barack Obama auprès des jeunes en Iowa pourraient changer la donne.
· La Californie songe à poursuivre l’EPA (Environmental Protection Agency) (Agence de protection de l’environnement) parce qu’elle l’empêche de mettre en place une réglementation plus sévère que la politique nationale à l’endroit des émissions de gaz à effet de serre des automobiles. Est-ce un présage d’importantes luttes entre les deux niveaux de gouvernement sur le sujet?
· La ville de New York est félicitée pour ses initiatives en matière de gestion de l’eau potable.
· La ville de New York enregistre son taux d’homicides le plus bas depuis 1963. (593 vs 2,290 en 1990).
· L’aéroport de Calgary dépasse celui de Montréal pour la première fois. Montréal est maintenant au 4e rang au Canada. Les primaires républicaines au Wyoming ne font l’objet d’aucun commentaire dans les nouvelles sauf pour les résultats. Intéressant.

Semaine 8 - Journaux consultés

The State, Columbia (SC), samedi, le 5 janvier 2008
The State, Columbia (SC), vendredi, le 4 janvier 2008
The State, Columbia (SC), mercredi, le 2 janvier 2008
The State, Columbia (SC), mardi, le 1 janvier 2008
The Post and Courier, Charleston (SC), dimanche, le 30 décembre 2007
The Post and Courier, Charleston (SC), samedi, le 29 décembre 2007
The Post and Courier, Charleston (SC), vendredi, le 28 décembre 2007
Columbia Star , Columbia (SC), 28 décembre 2007
The Post and Courier, Charleston (SC), jeudi, le 27 décembre 2007
The Post and Courier, Charleston (SC), mercredi, le 26 décembre 2007
Charleston City Paper, Charleston (SC), 26 décembre 2007

Semaine 8 - Liens consultés

http://en.wikipedia.org/wiki/Columbia,_South_Carolina
http://usinfo.state.gov/xarchives/display.html?p=washfile-french&y=2007&m=September&x=20070926153634ndyblehs7.285708e-02

http://www.knowitall.org/letsgo/lgsh/welcome.html
http://www.scstatehouse.net/studentpage/tour.htm
http://www.thestate.com/
http://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=17762256
http://www.gardenguides.com/plants/find-plant.asp?q=Palmetto+tree
http://www.thegreenpapers.com/
http://are.as.wvu.edu/minges.htm
http://learnaboutcoal.org/
http://www.courses.vcu.edu/ENG-snh/Caribbean/Barbados/history.htm#Amerindians

http://fr.wikipedia.org/wiki/Caroline_du_Sud
http://www.history.navy.mil/photos/sh-us-cs/csa-sh/csash-hl/hunley.htm
http://query.nytimes.com/gst/abstract.html?res=9E0CE7DC1F3BE533A2575AC2A9679C94609ED7CF

http://www.plantcultures.org/plants/indigo_plant_profile.html
http://www.ego.net/us/sc/myr/history/rise.htm
http://www.sciway.net/afam/slavery/flesh.html#top
http://www.yale.edu/lawweb/avalon/states/sc02.htm
http://www.roadtripamerica.com/Personal-Trip-Journals.htm
http://www.cnn.com/ELECTION/2008/