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Semaine 13 - Sommaire - Nashville (TN)

La ville de Nashville a beaucoup à offrir et nous en avons largement profité durant notre séjour. Le capitole, le marché publique, le musée de l’État, le Country Music Hall of Fame and Museum, le Music Row, le Hall of Fame Lounge d’un Best Western, Broadway Street et le Bluebird Café nous ont fait vivre de bons moments. Ajoutons à cela que nous avons rencontré un couple formidable, passionné de musique country et dédié à aider les enfants Africains. Il n’en fallait pas plus pour que notre passage nous laisse un souvenir indélébile.

Au plan des élections présidentielles, Mitt Romney s’est retiré de la course du Parti républicain et Barak Obama a gagné les sept dernières primaires ou caucus du Parti démocrate. La campagne offre donc plusieurs sujets de réflexion.

Nous sommes dans la neige depuis notre arrivée à Frankfort (KY) et devrons sérieusement analyser les prévisions météorologiques avant de choisir notre prochaine destination.

Bonne semaine à tous !

Semaine 13 - Activités touristiques

Connue en tant que « cité américaine de la musique », Nashville est non seulement la capitale de l’État mais aussi la capitale mondiale de la musique country. Un séjour à Nashville c’est vivre à l’heure et au rythme de tous les genres de musique -- country, western, rock & roll, gospel, soul, bluegrass, blues, honky-tonk, cajun, jazz et j’en passe -- surtout quand votre voisin de camping est auteur-compositeur et interprète de ce genre de musique.

Nashville possédait, avant même les années 1920, sa propre station radiophonique (WSM) dont les programmes en direct attiraient des musiciens et chanteurs de tout le Sud. Comme l’émission Grand Ole Opry exigeait que les interprètes soient disponibles le samedi soir, des centaines de musiciens vivaient à Nashville à l’époque. De nos jours, la « Music City USA » compte aussi un quartier, Music Row, dont les tours abritent les bureaux d’agents d’artistes et d’éditions musicales ainsi que des studios d’enregistrement. C’est dans l’un de ces studios, le légendaire Studio B, que trois des grands succès d’Elvis Presley ont été enregistrés et que le style d’enregistrement maintenant connu dans le monde entier comme « le son Nashville » a été mis au point.

Nos connaissances de la musique country sont très limitées et c’est lors de notre visite à Memphis en 2006, que nous avons eu notre premier grand coup de cœur pour Johnny Cash. C’est donc au cours de nos visites de la semaine dernière du Grand Ole Opry, du Ryman Auditorium où toutes les vedettes de cette musique se sont produites, de Music Row et notre après-midi passé au Country Music Hall of Fame and Museum que nous avons fait notre apprentissage. Ce dernier est une vitrine consacrée à l’historique de ce genre musical des années 1880 à nos jours. Des expositions, montages sur vidéos et films où l’ont peut voir et entendre les artistes les plus connus et parmi les ballades populaires et gospels mieux comprendre les origines et les influences de cette musique. Des instruments à cordes, lettres, partitions manuscrites et une grande collection de costumes et bottes sont exposés tout au long du parcours. Le point qui mène au niveau supérieur de la rotonde sert d’introduction au Country Music Hall of Fame et présente ses dernières recrues. Sans être pour autant des experts, nous avons fait un bon bout de chemin et avons ajouté quelques excellents CD à notre collection.

Si Memphis a Beale Street où la musique fuse de partout, à Nashville c’est sur Boadway dans The District, quartier historique et culturel, qu’il est bon se retrouver en fin de journée pour prendre le pouls de cette musique née en sol américain et inspirée des musiques traditionnelles que les pionniers anglais, écossais et irlandais ainsi que les noirs ont apportées avec eux.

Toutefois, c’est au Bluebird Café, en banlieue de Nashville, que nous avons passé notre plus belle soirée dans une atmosphère du tonnerre avec comme invités ce soir-là Bob DiPiero, Gary Burr, Jim Photoglo et Victoria Shaw. Un p’tit café de 21 tables qui se targue de présenter les meilleurs spectacles de musique acoustique en ville et est semble-t-il, l’un des meilleurs endroits pour découvrir les chanteurs et les compositeurs qui montent. C’est ici entre autres que Garth Brooks et la Canadienne Terri Clark se sont faits connaître.

Nashville c’est aussi plein d’autres choses comme le hall d’entrée tout en marbre du superbe Hermitage Hotel, Printers’ Alley, Vanderbilt University et le Parthénon, reproduction grandeur nature du temple grec qui lui a valu le titre d’Athènes du Sud lors de l’exposition bicentenaire de 1897.

Nos souvenirs de Nashville sont nombreux, tout particulièrement à cause de notre rencontre avec le couple Gorman, avec qui nous avons fait de belles rencontres musicales dont celle de Paul Stout, auteur-compositeur et interprète de très belles balades. C’est également avec eux que nous avons découvert la Cowboy Church de Nashville. Dix musiciens sur scène, des artistes qui viennent chacun leur tour interpréter leurs compositions, dont les plus connus dimanche dernier étaient Glen Tubb et JoAnne, la plus jeune sœur de Johnny Cash. Le service était animé par un pasteur dont le prêche très senti était aussi haut en couleur.

Alors qu’on quittait pour le Kentucky lundi dernier, nos voisins d’Ottawa, les Gorman, repartaient pour l’Ouganda où ils travailleront comme enseignants bénévoles à l’école mise sur pied grâce aux fonds qu’ils ont eux-mêmes récoltés. Ils y donnent également des cliniques sur le sida et tentent actuellement d’amasser des fonds pour que les gens du village puissent avoir accès à l’eau potable. Des gens formidables que vous pouvez voir dans notre album photos. Nous y avons également inséré quelques photos du bled Kamengo en Ouganda.

Semaine 13 - Le capitole

L’architecte William Strickland considérait le capitole du Tennessee comme son chef-d’œuvre. Décédé avant la fin de la construction et selon ses dernières volontés, son corps repose dans les murs du capitole.

Ce capitole est un bon exemple du style néo-grec avec entre autres, son impressionnante tour et ses portiques ioniques à chaque bout de l’édifice. Campé sur la plus haute colline de Nashville, il est construit en calcaire du Tennessee extrait, taillé et transporté par des esclaves sous la supervision des maîtres maçons et il fut terminé en 1859. Avec l’éclatement de la guerre de Sécession, ce n’est que dans les années 1870 que furent entrepris les travaux d’aménagement paysager. Les travaux de rénovation et de restauration commencés dans les années 1950, incluent également la construction d’un tunnel dans la colline, l’aménagement de nouveaux bureaux et l’installation d’ascenseurs.

Le capitole du Tennessee fut le premier des États confédérés que les troupes de l’Union assiégèrent. L’intérieur du capitole est aussi impressionnant que l’extérieur, le marbre des murs, planchers et escaliers provient d’une carrière des environs de Knoxville. Parmi les somptueuses fresques peintes en 1858 par des immigrés allemands, La Conquête de l’Ouest est entourée des muses de la littérature, sculpture, musique et peinture. Les plafonds sont également décorés de belles fresques dont celle de l’aigle américain avec 31 étoiles représentant les états qui formaient l’Union à ce moment-là de l’histoire ainsi que celles représentant la justice, la liberté et le sceau de l’État.

Les peintures murales dans la salle de réception du bureau du Gouverneur racontent des événements historiques importants. Chaque murale illustre une page de l’histoire en commençant par l’occupation du territoire par les Amérindiens, Hernando De Soto, premier Européen à explorer le site de Memphis en 1540, la première construction à Fort Prudhomme en 1682, le premier poste britannique à Fort Loudoun près de Knoxville en 1756, la fondation de Nashville en 1779, les efforts des habitants pour créer l’État de Franklin en 1784 quand la Caroline du Nord céda le territoire du Tennessee aux États-Unis. On y voit également la représentation de la devise de l’État, l’«Agriculture» est représentée par l’Hermitage, la demeure de Président Andrew Jackson et le «Commerce» représenté par un bateau à vapeur. Les Afro-américains qui comptaient pour le quart de la population de l’État en 1860, sont représentés travaillant à différentes occupations.

Une balle tirée du rez-de-chaussée a laissé une cicatrice sur la rampe de l’escalier qui monte à l’étage. En 1866, lors de la ratification du 14e amendement qui donnait la citoyenneté aux Afro-américains, l’opposition parmi les membres était forte. Ces derniers auraient même tenté de s’enfuir afin d’empêcher le quorum. Les balles tirées par les gardes armés les ramenèrent à l’ordre et l’amendement fut ratifié, permettant ainsi au Tennessee d’être le premier parmi les États confédérés à réintégrer l’Union. Le 19e amendement de la Constitution qui visait à donner le droit de vote aux femmes a également divisé la Chambre en août 1920, il n’a finalement été ratifié que par une seule voix de majorité.

La bibliothèque du capitole restaurée à la fin des années 1980 est unique à bien des égards, mis à part le fait qu’elle contienne une quantité incroyable de recueil de lois. Un escalier en colimaçon monte au balcon, dont la rampe est ornée de médaillons de fonte représentant des hommes célèbres dont ceux de Shakespeare et d’Andrew Jackson. Parmi les huit portraits du plafond, on trouve celui d’Henry Wadsworth Longfellow, auteur du poème épique Évangéline. Un bronze de Sequoyah, orfèvre cherokee (1776-1843) qui créa tout seul, un alphabet pour sa langue maternelle mettant ainsi la littérature à la portée du peuple cherokee est également exposé dans cette bibliothèque.

Du parc qui entoure le capitole nous avons une vue superbe sur la ville et la Rivière Cumberland qui serpente Nashville. Plusieurs monuments, statues et marqueurs historiques y sont installés, parmi les plus impressionnants celui d’Andrew Jackson sur son cheval érigé en 1880 et un monument commémoratif dédié aux victimes de l’Holocauste.

Nous avons allègrement descendu les 200 marches du côté nord de la colline pour nous rendre au Farmers’ Market et au Tennessee Bicentennial Mall où sont gravés sur des murs de granit les faits historiques de l'État.

Une visite personnalisée avec un guide passionné d’histoire qui parlait couramment l’allemand et le français et d'autres visiteurs intéressants.

Semaine 13 - L'État du Tennessee

Le Tennessee fut le 16e État admis dans l’Union en 1796. Son territoire fut déterminé dans le processus d’accession à l’Union. Au début de la colonisation, les Amérindiens vivaient et chassaient sur ce territoire. Les Cherokees, Chickasaw et Choctaw y furent repoussés au fur et à mesure de la colonisation du territoire. Leur population diminuera grandement au contact des maladies européennes et par leur déplacement forcé (1838-1839) par le gouvernement américain, sur la Piste des larmes vers l’Oklahoma et l’Arkansas (Indian Territory).

Les premiers propriétaires de plantations y amenèrent leurs esclaves noirs et compte tenu de la très grande expansion de la culture du coton, l’État s’est retrouvé avec une forte population d’esclaves et avec les conséquences historiques de cette situation, surtout dans l’est de l’État. Les Irlandais, Écossais, Allemands et Anglais ont été les principaux colonisateurs de ce territoire.

L’État a été le dernier à faire sécession et le premier à réintégrer l’Union après la guerre de 1861-1865 et n’a pas eu à se faire imposer un gouverneur militaire grâce à son adhésion au 14e amendement de la Constitution. Le Tennessee a été le théâtre du plus grand nombre de batailles de cette guerre après la Virginie et plusieurs sites retracent ces pénibles moments. Trois présidents ont représentés l’État bien qu’aucun ne soit né au Tennessee -- Andrew Jackson, 7e Président (1829-37), James K. Polk, 11e Président (1845-49) et Andrew Johnson, 17e Président (1865-69).

Chaque État a sa propre Constitution et çà demeure, avec la Constitution américaine les documents de référence qui guident l’administration publique. Nous aimerions au cours des prochaines semaines en comprendre les grandes lignes, voici donc nos premières réflexions sur celle du Tennessee.

La constitution du Tennessee -- La première constitution de l’État fut écrite à l’hiver de 1796. Cette dernière ne fut pas soumise au vote de la population mais elle fut approuvée par le Congrès de l’État. Elle donnait presque totalement le contrôle de la gestion de l’État au pouvoir législatif en abrogeant, à toute fin pratique, le principe de la balance du pouvoir entre les différents pouvoirs de l’État. Cette situation, parmi d’autres, fut à l’origine de la réclamation d’une nouvelle convention constitutionnelle.

Cette deuxième convention eut lieu en 1834 et une nouvelle constitution, fut cette fois approuvée par la population et entérinée en mars 1835. Elle fut en vigueur jusqu’en 1870, cinq ans après la guerre de Sécession. Les délégués élus en décembre 1869 préparèrent une nouvelle constitution qui fut soumise au peuple pour ratification en mars 1870. Celle-ci est demeurée en vigueur jusqu’en 1953 et fut par la suite modifiée à plusieurs reprises 1960, 1966, 1972, 1978 et 1998.

Cette suite d’événements est comparable à la naissance des constitutions de la plupart des autres États. La semaine prochaine nous poursuivrons notre découverte de la Constitution du Tennessee.

Semaine 13 - Album photos

Semaine 13 - Situation politique

Cette rubrique est en reconstruction. Nous vous reviendrons bientôt.

Semaine 13 - Campagne nationale/ le conservatisme américain

Depuis plusieurs semaines, surtout en raison des succès de John McCain, on fait beaucoup état de l’importance de l’aile conservatrice du Parti républicain. Ce groupe, qui se veut le défenseur de l’orthodoxie républicaine, estime que M. McCain n’est pas suffisamment conservateur et ne constitue pas, par conséquent, le meilleur candidat pour affronter le Parti démocrate. La réunion annuelle de ce groupe influent de conservateurs a eu lieu, la semaine dernière à Washington et tous les ténors républicains, y compris le Président Bush étaient de la rencontre. On y attendait, selon les médias, M. McCain de pied ferme, surtout qu’il n’avait pas participé à cette conférence depuis quelques années. Nous sommes au lendemain du « Super Mardi » et finalement ce ne sera pas tellement John McCain mais plutôt Mitt Romney qui fera la nouvelle du jour en annonçant l’arrêt de sa course à l’investiture républicaine. Nous avons vu et entendu les discours des deux protagonistes et c’est surtout les propos de M. Romney qui nous ont impressionnés. En effet, au-delà de ses motifs pour abandonner la course, il a fait l’apologie de la doctrine républicaine d’une façon qu’il ne nous avait pas été donné d’entendre très souvent. Cette rubrique va donc être consacrée à l’essentiel de ses propos et qui sait, elle contribuera peut-être à mieux comprendre les différences entre les deux partis.

Il y est d’abord allé en signalant que les « principes conservateurs » sont plus essentiels que jamais. Une nouvelle vague de défis menace la prospérité, la sécurité et le futur du pays. Il est convaincu qu’à défaut de changer d’orientation, l’Amérique (America) ressemblera à la France du 21e siècle -- une grande nation bien sûr, mais non le chef de file et la superpuissance mondiale.

Ensuite, il fait appel à des commentaires de l’Israélien Simon Peres. Ce dernier a déclaré, à Boston, que l’Amérique (America) était unique dans l’histoire du monde. Dans l’histoire des conflits mondiaux, le gagnant s’empare des territoires du vaincu. Une nation dans l’histoire, et ce au dernier siècle, a sacrifié des centaines de milliers de vie sans s’approprier de nouveaux territoires. Pas de prise de territoire en Allemagne, au Japon ou en Corée. L’Amérique est la seule nation à avoir sacrifié autant pour sa « liberté » et celle de tous les pays de la terre qui chérissent cette valeur. M. Romney croit que le meilleur allié que la paix n’a jamais eu et n’aura jamais, c’est une Amérique forte.

Il estime que le plus grand défi qui confronte l’Amérique (America) est une attaque contre sa culture. Il est convaincu que la culture a été décisive dans le devenir des grandes civilisations et il s’inquiète de ce qui se passe dans son pays.

Quelles sont les caractéristiques de la culture Américaine qui en ont fait la nation la plus puissante de l’histoire du monde? Le travail et l’éducation en sont les principaux éléments et un autre serait la possibilité de se réaliser (le rêve américain). Nous sommes presque tous des immigrants ou descendants d’immigrants venus ici pour justement saisir l’occasion de se réaliser, c’est dans nos gênes, dira-t-il. Les Américains croient en Dieu et ceux qui n’ont pas la foi, croit généralement en un être supérieur -- « ce qui donne un sens à la vie ». Les Américains se sacrifient pour leur famille, leur liberté et leur pays. Les valeurs et croyances du peuple américain sont au centre de la force de ce pays et elles le demeureront toujours, voilà l’essence de ses propos.

Toujours selon lui, les menaces à la culture viennent de l’intérieur. Les programmes de sécurité sociale des années 1960 auraient créé une « culture de la pauvreté ». Certains croient que les conservateurs ont gagné la bataille lors de la réforme de la sécurité sociale, mais les libéraux n’ont pas encore capitulé. À chaque occasion, ils essaient de substituer les « largesses du gouvernement » à la « responsabilité individuelle ». Les libéraux essaient d’éliminer la nécessité du travail dans les conditions d'admissibilité à la sécurité sociale, de faire en sorte que plus de gens soient admissibles à l’assistance médicale (Medicaid) et de réduire de plus en plus le nombre de personnes devant payer des impôts. Selon les théories conservatrices, « la dépendance aux programmes gouvernementaux » tue l’initiative, diminue la prise de risque et l'obligation de se prendre en main. La dépendance, c’est une drogue qui détruit la culture et elle doit être combattue avec la plus grande énergie.

Les attaques contre la foi et la religion ne sont pas moins implacables. La tolérance de la pornographie, même la célébration de cette dernière -- la promiscuité sexuelle ainsi que les incitatifs tordus des programmes gouvernementaux de sécurité sociale nous ont menés aux tristes réalités d’aujourd’hui : 68 % des enfants Afro-américains, 45 % des enfants Hispaniques et 25 % des enfants Caucasiens naissent en dehors du mariage. N’est-ce pas d’autant plus difficile pour ces enfants de réussir à l’école et dans la vie ajoute-t-il. Une nation bâtit sur les principes édictés par ses Pères fondateurs ne peut réussir quand ses enfants sont élevés sans la présence d’un père à la maison.

Le développement d’un enfant est grandement amélioré par la présence d’une mère et d’un père. Une telle famille est la base pour le futur de l’enfant et de la nation. Il va même jusqu’à se demander comment des juges, comme certains dans le Massachusetts, peuvent être si ignorants de ce fait, si évident au cours des millénaires de l’histoire humaine. Le temps est venu pour le peuple Américain de renforcer « l’institution du mariage » par des amendements constitutionnels afin que les juges libéraux ne puissent continuer de l’attaquer.

L’Europe qui connaît un énorme problème démographique est selon lui le résultat inévitable de la « diminution de la croyance au Créateur », de « l’affaiblissement des liens familiaux », du manque de respect à l’endroit du « caractère sacré de la vie humaine » et d’une « moralité en déclin ». Certains prétendent que la culture est un accessoire de la vitalité américaine, au contraire, dit-il c’est la source de notre force. Nous ne sommes pas affectés par les détracteurs ou les experts furtifs lorsque nous défendons nos valeurs familiales, notre moralité et notre culture. Nous serons toujours fiers d’agir selon nos principes et de les défendre.

Il a aussi fait état des difficultés économiques et de la concurrence internationale mais dans des termes qui nous sont plus familiers.

Il estime que la prospérité et la sécurité des États-Unis sont intimement liées à l’indépendance énergétique. Les producteurs de pétrole tels que la Russie, le Vénézuela, l’Arabie Saoudite et l’Iran siphonnent quelque 400 milliards de dollars par année dans l’économie américaine, presque l’équivalent du budget de la défense. Il admet qu’ils ont pris du retard dans l’investissement dans les technologies de l’énergie, le charbon propre, le charbon liquide, les ressources renouvelables, l’énergie nucléaire et l’amélioration du rendement des différentes sources d’énergie. Selon lui, l’Amérique ne doit jamais devenir l’otage de dirigeants tels que Putin, Chavez et Ahmadinejad.

L’économie est également accablée par la croissance inexorable des dépenses gouvernementales (big government). Les engagements dans les programmes représentent 60 % des dépenses du gouvernement fédéral aujourd’hui. À la fin du deuxième terme du prochain président, ils atteindront 70 %. M. Romney affirme que le prochain gouvernement conservateur doit apporter des changements à ces engagements et non seulement se contenter d’en constater la croissance.

De plus, selon lui, la plus part des politiciens ne semblent pas comprendre le lien entre la position concurrentielle et la richesse nationale de même que celle des familles. Ils agissent comme si l’argent était un puits sans fond qui est tout simplement là pour les satisfaire. Cependant, chaque dollar représente un service offert ou un produit manufacturé dans le secteur privé. Toute nuisance au fonctionnement du secteur privé entraîne des conséquences négatives sur le niveau de vie des Américains.

C’est exactement ce qui arrive lorsque les taxes sont élevées, qu’il y a une surabondance de règlementation, des règlements exagérés de contestations en cours, des gouvernements qui reçoivent trop (impôts) et dépenses trop. Selon lui, vous n’avez qu’à penser qu’aujourd’hui, les employés du gouvernement gagnent davantage que ceux du secteur privé. Pouvez-vous vous imaginer dit-il, qu’est-ce qui arrive à une économie lorsque les meilleures possibilités d’emploi sont des postes de bureaucrates.

C’est pressant de réduire les taxes, incluant les impôts des entreprises, de couper la réglementation gouvernementale, de réformer les programmes et de résister à l’appétit insatiable des syndicats dans notre gouvernement précise-t-il.

Finalement, il a abordé ce qui représente le plus grand défi de l’Amérique et de tout le monde civilisé; la menace d’un Jihad violent et radical. Un segment du monde de l’Islam qui croit que tous les gouvernements doivent être détruits et remplacés par des califats (religieux). Ces Jihadistes combattent toute forme de démocratie. Pour eux, la démocratie est un blasphème en ce que ses lois sont déterminées par des citoyens plutôt que par Dieu. Ils croient que l’égalité entre les hommes est un concept offensant.

Toujours selon lui, pour combattre cette menace, les États-Unis ont dispersé de braves et courageux soldats dans le monde entier. Mais le gouvernement Clinton en a réduit le nombre de plus de 500 000 et a retiré 80 navires de la Marine tout en réduisant le personnel de renseignements de 25 %. Nous avons eu les dividendes de ces actions mais n’avons pas gagné la paix. Devant le mal que représente le Jihad radical et les inévitables ambitions militaires de la Chine, nous devons augmenter notre puissance militaire et les dépenses militaires à 4 % de notre produit national brut. Il faut également acheter les armes les plus modernes, réorganiser nos forces de combat pour faire face aux demandes du monde d’aujourd’hui et s’occuper de nos vétérans adéquatement.

Ce sont là les principaux éléments d’un discours que l’on entend peu sur la place publique et surtout qui sont peu commentés dans les nouvelles. Il est fort révélateur, à notre avis, de la conception républicaine de l’organisation politique, sociale et économique des États-Unis. L’avenir nous dira si cette vision est toujours populaire auprès de la population américaine.

Au cours de la semaine, nous avons eu d’autres exemples de la pensée conservatrice que nous vous laissons en guise de conclusion. Dans un cas, il a été suggéré qu’un programme d’assurance nationale contre les catastrophes naturelles soit mis en place -- un commentateur conservateur s’élevait contre cette suggestion en soumettant que les gens de Boston n’avaient pas à payer pour ceux qui choisissaient de s’installer dans des régions plus exposées aux tremblements de terre ou aux tornades. Dans un autre cas, un employeur régional important a émis un communiqué à ses employés pour leur suggérer fortement de voter pour un certain parti, à défaut de quoi il craignait pour le futur de l’entreprise. Alors que des commentateurs s’élevaient contre cette pratique, notre même intervenant conservateur s’en remettait d’une part, à la liberté des patrons de s’exprimer et d’autre part à celle des employés d’aller travailler ailleurs s’ils n’appréciaient pas cette intervention.

Semaine 13 - Nouvelles

- La dernière semaine a été marquée par les insuccès de Mme Clinton et cela depuis le "Super Mardi". M. Obama a remporté les sept dernières primaires ou caucus et il semble avoir le vent dans les voiles. Le camp Clinton doit se rabattre sur les États du Texas, de l’Ohio et de la Pennsylvanie pour enrayer la vague Obama. Une course des plus palpitantes.
- Dans la suite des terribles tornades qui ont frappé la région de Nashville, un incident des plus dramatiques est survenu deux jours après le passage de la tornade. Un pasteur de la région et sa famille (femme et deux enfants) ont été tués par un camion remorque qui a embouti leur véhicule dans un embouteillage dû à l’activité des secouristes. Le pasteur et sa famille s’afféraient à aider les sinistrés.
- La loi adoptée par le gouvernement américain pour stimuler l’économie en perte de vitesse a des ramifications dans le secteur des immigrants illégaux. Le projet de 168 milliards de $ pourrait pénaliser certains immigrants et citoyens américains. Le projet pourrait ne pas éliminer tous les immigrants illégaux selon des experts de l’immigration. Certains travailleurs entrés aux États-Unis et ayant dépassés la durée de leur visa de travail ont pu obtenir des numéros d’assurance sociale. Ce sont précisément les numéros d’assurance sociale qui doivent éliminer les travailleurs illégaux. De plus, les experts croient que près de 50 % des travailleurs illégaux soumettent des déclarations d’impôts en utilisant souvent des numéros d’assurance sociale fictifs ou volés ainsi que dans certains cas, leur propre numéro de contribuable. Ils payent leurs impôts dans le but de faciliter un jour leur légalisation. Plusieurs citoyens ou immigrants légaux pourraient être privés de leur paiement parce que le texte de la loi exige que le conjoint possède un numéro d’assurance sociale valide. Des immigrants peuvent être dans le pays tout à fait légalement, sans avoir de numéro d’assurance sociale pour plusieurs raisons, p. ex., le conjoint d’un détenteur de permis de travail valide. De plus, les familles dont les enfants n’ont pas de numéro d’assurance sociale ne recevront pas les montants prévus. Il faut bien réaliser que ces difficultés vont toucher un nombre restreint d’Américains. Cependant, dans le cadre de la campagne présidentielle et du sujet très sensible que constitue l’immigration, les candidats doivent traiter ce dossier avec beaucoup de doigté.


- Sondage AGSNA


Nous discutons couramment de politique avec les gens que nous rencontrons au hasard de nos déplacements. Nous cumulons les résultats de nos sondages informels. Il sera intéressant de suivre les tendances de ces mini-sondages et de les comparer à ceux des experts et peut-être même de faire nos prévisions sur le parti qui sera éventuellement porté au pouvoir en novembre prochain.

RÉPUBLICAINS : 62 %
DÉMOCRATES : 25 %
AUTRES : 13 %

Semaine 13 - Liens consultés

- http://www.cpac.org/
- http://www.mittromney.com/News/Press-Releases/CPAC_Address
- http://www.legislature.state.tn.us/
- http://tennesseeencyclopedia.net/index.php?pg=thisland.htm
- http://caselaw.lp.findlaw.com/data/constitution/amendment14/
- http://en.wikipedia.org/wiki/History_of_Tennesseehttp://www.senat.fr/rap/l00-069/l00-0691.html

Semaine 13 - Journaux consultés

- The Tennessean – le mardi 5 février 2008, Nashville (TN)
- The Tennessean – le mercredi 6 février 2008, Nashville (TN)
- USA Today – le jeudi 7 février 2008, The Nation’s Newspaper
- The Tennessean – le jeudi 7 février 2008, Nashville (TN)
- The Tennessean – le vendredi 8 février 2008, Nashville (TN)
- The Tennessean – le samedi 9 février 2008, Nashville (TN)