- Le futur des mariages gay se joue en Californie -- On en a peu entendu parler durant la campagne à la présidence, alors que les électeurs de la Californie devront se prononcer sur la Proposition no 8 qui vise à bannir les mariages de même sexe dans l’ État. Rappelons que la Cour suprême de la Californie autorisait les mariages de même sexe en mai 2008 ce qui a donné lieu à des milliers de mariages à compter du 1er juillet. Les opposants se sont immédiatement mis à la tâche et réussis à faire inscrire la dite Proposition, une forme de référendum sur la question qui figurera sur les bulletins de vote du 4 novembre prochain. La victoire de cette proposition signifierait à toute fin pratique, la mort de ce dossier pour plusieurs années dans cet État à l'avant-garde des mesures sociales progressistes au pays. Les dirigeants des groupes religieux en faveur de cette proposition inondent la Californie de publicité, de visites et de millions de dollars pour faire la promotion de leur position. Ils veulent renverser la décision de la Cour suprême. Des propositions similaires apparaissent sur les bulletins de vote de l'Arizona et de la Floride. Néanmoins, les groupes religieux conservateurs ont choisi de porter la bataille en terre californienne, car ils croient qu’il s’agit de l'État ayant le plus d'influence dans ce dossier à l'échelle du pays. Ils croient également qu'une défaite aurait des conséquences dévastatrices pour le sort de ce dossier dans tout le pays et qu'il ne sera plus possible de renverser la vapeur par la suite. On va même jusqu'à craindre pour la liberté de religion. Les opposants à la Proposition no 8, incluant plusieurs dirigeants religieux libéraux, rejètent ces prétentions et croient qu'on veuille faire peur et que la démarche est sans fondement juridique. Peu importe le sort réservé à la Proposition, parions que le dossier fera l'objet de contestations dès le lendemain des élections.
- Les ventes de bières à la baisse en Angleterre -- Voilà une preuve que les temps sont durs et que l'économie est en crise, la vente de bières est en baisse en Angleterre. Comme on dit là-bas, les citoyens ne pleurent pas dans leur bière puisque les ventes sont en baisse dans les tavernes, les bars et les restaurants de l'ordre de 8,1 % par rapport à la même période en 2007. Ce serait la preuve que les familles ressentent le ralentissement, sont inquiets et réduisent leurs dépenses. Les ventes sont également en baisse dans les supermarchés et les magasins de spécialités. Des terrasses parisiennes en passant par les caves à bière de Berlin, il semble bien que les Européens consomment moins de bière. À quand la reprise alors ?
- Il ne faut pas jouer avec la Constitution -- Au Connecticut, la loi prévoit qu'aux 20 ans, on doive demander aux citoyens s'ils désirent qu’une convention constitutionnelle soit organisée. En 2008, la question sera la première sur les bulletins de vote. On a pu constater au cours de notre voyage que tant à l’échelle nationale que dans les États, les révisions constitutionnelles ne sont pas très populaires. Les procédures sont compliquées, coûteuses et plusieurs craignent les débordements causés par la révision des fondements de l'État. On préfère utiliser la voie juridique pour interpréter la Constitution et utiliser les recommandations de la Cour suprême pour traiter des dossiers les plus litigieux. Dans ce cas-ci comme partout ailleurs, les groupes de pression se mettent à l'oeuvre pour soutenir ou s'opposer à la mesure. Les groupes s'opposant à cette démarche sont les dirigeants syndicaux, les autorités de l'État et des municipalités ainsi que les organisations à but non lucratif. Ils croient que les dossiers doivent être traités sur une base individuelle et non dans le cadre d'une révision constitutionnelle. Le plus important groupe en faveur de la révision constitutionnelle est la Family Institute of Connecticut qui voudrait qu’une loi soit adoptée pour permettre aux citoyens de voter directement pour une loi. Cette provision qui existe dans certains autres États, mais non sans controverse, pourrait permettre de renverser des décisions de la Cour suprême par un vote de la population, p.ex., celle qui autorise les mariages de même sexe. On prétend donc que ceux qui favorisent cette mesure tendent à vouloir limiter les droits des citoyens. On rappelle que la modification de la Constitution doit faire l'objet d'une démarche sérieuse et approfondie à cause de son implication dans la vie des citoyens à court et long termes et du caractère permanent des mesures approuvées. Une autre question sur laquelle les citoyens auront à se prononcer le mardi 4 novembre 2008.
Sondage AGSNA
o Nous discutons couramment de politique avec les gens que nous rencontrons au hasard de nos déplacements. Nous cumulons les résultats de nos sondages informels. Il sera intéressant de suivre les tendances de ces mini-sondages et de les comparer à ceux des experts, peut-être même de faire nos prévisions sur le parti qui sera éventuellement porté au pouvoir en novembre prochain.
RÉPUBLICAINS : 39,9 %
DÉMOCRATES : 51,1 %
AUTRES : 9 %
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